Daesh n’est plus à présenter : Charlie Hebdo le 07 janvier 2015, le Bataclan, le Stade de France et plusieurs cafés et restaurants le 13 novembre 2015, ces derniers mois Paris a vécu des drames atroces qui ont non seulement ébranlé la France mais également le monde entier.

Force est de constater que les terroristes et notamment l’organisation terroriste État islamique dite « Daech » développe des stratagèmes de plus en plus poussés pour faire passer son message de haine, cherchant ainsi à instaurer la peur, le silence et la destruction. Mais si ces attaques ont laissé le pays en état de choc, rien ne pourra l’empêcher de se relever et de se battre. Et de grands groupes ont également décidé d’agir, à leur niveau, pour repousser le terrorisme. Après Twitter et Facebook c’est Google, le moteur de recherche mondialement utilisé, qui a récemment mis en place des mesures afin d’aider les autorités à identifier les personnes qui oeuvrent pour Daesh et qui utilisent la propagande sur internet pour enrôler des personnes innocentes et les inciter à perpétrer des actes criminels.

Mieux communiquer pour vaincre l’ignorance

Depuis 2014, Google a supprimé pas moins de 14 millions de vidéos de propagande de YouTube. Aujourd’hui le géant américain a lancé une nouvelle opération de nettoyage des contenus en supprimant ce que Anthony House, manager en charge des politiques publiques et de la communication chez Google, qualifie  de « mauvais contenu« . Ainsi la vigilance est accrue concernant les contenus publiés sur la toile afin d’être réactif et de bloquer rapidement toute source néfaste.

Google souhaite aussi apporter des réponses claires prônant l’espoir aux personnes influençables afin que celles-ci soient mieux informées. En plus de fermer les sites radicaux, le moteur de recherche veut éclairer sur des sujets tels que l’islamisme afin de lutter contre la radicalisation.

En pratique, Google a créé un algorithme qui, dès qu’une recherche liée à Daesh est effectuée, propose à l’internaute des sites de « déradicalisation ». En place en Angleterre pour le moment, cela sera étendu au reste du monde bientôt.

Google continue de chercher des solutions en s’attaquant directement à la communication de l’État islamique qui utilise le web à grande échelle pour recruter des d’apprentis jihadistes, en luttant avant tout contre l’ignorance, principale source de conflit.