Parce que le monde de l’informatique est en constante évolution, il n’est pas rare de voir un nouveau scandale émerger si régulièrement. Cette semaine, c’est un retour sur les tactiques musclées de Microsoft pour installer la version 10 de Windows.

Il n’y a pas si longtemps, Windows 10 venait de sortir

Autant dire que les utilisateurs n’ont pas vraiment eu l’occasion de passer à côté de cela. Dès que vous allumiez votre ordinateur, vous pouviez être sûr de trouver une fenêtre pop-up pour vous inviter à installer la nouvelle version. Cependant, jusque-là, rien de vraiment choquant.

La situation se complique pour tous ceux préférant garder l’ancienne version du système d’exploitation… Et là, Microsoft n’était pas tout à fait du même avis. Pour cela, un changement de stratégie s’impose en mai 2016. Votre habituel réflexe pour refuser une installation ou la repousser ; soit cliquer sur la croix ; se transforme en l’acceptation de la mise à jour. Astucieux. Mais très sournois. Les plaintes se sont multipliées… Et l’affaire revient peu à peu sur le devant de la scène.

Une tactique inspirée du scandale Superfish

Il y a quelques années, le constructeur chinois Lenovo avait berné une grande partie de son public en imposant l’utilisation d’un logiciel de publicité (précisément, un adware et un bloatware) sur ses ordinateurs. La conséquence de ce logiciel ? Une récupération automatique des données personnelles de l’utilisateur et des publicités incessantes. Très bizarrement, pendant la configuration du laptop, il suffisait également d’appuyer sur la croix rouge pour donner son consentement au logiciel. Une technique récupérée, l’année suivante, par Microsoft.

Cette semaine, après des plaintes successives et une amende de la FTC (Federal Trade Commission), le constructeur chinois a finalement payé la somme de 3,5 millions de dollars pour l’affaire Superfish. De plus, les normes de sécurité sont revues à la hausse… Lenovo sera, plus que jamais, dans la ligne de mire des utilisateurs.

Pourquoi cette stratégie contourne les standards de l’informatique ?

Dans ce domaine, il existe un concept généralement abrégé en UX, pour User eXperience. Ce dernier consiste à faire un tri de ce qui permet à un utilisateur de profiter d’une expérience aussi bénéfique que possible avec son interface. Cette dernière, homme / machine, doit être fluide et logique.

Par exemple, ce n’est pas pour rien qu’un signifie généralement la validation d’une action et qu’une correspond à la fermeture ou à un refus. Ces codes sont admis par le concept d’UX et par les utilisateurs depuis très longtemps. Lenovo puis, par la suite Microsoft, ont joué sur cette science de l’informatique afin de tromper les utilisateurs. Il ne reste qu’à attendre de voir ce que cette affaire pourra encore faire ressurgir et les conséquences de cette stratégie malhonnête.