L’été 2017 aura été marqué par de nombreuses attaques d’une ampleur rare. Il n’en fallait pas plus pour que les antivirus et les protections en tout genre commence à vaciller. Fin juin, c’est le géant moscovite Kaspersky Lab qui se retrouve sous les projecteurs américains.

Des liens « alarmants » entre Kaspersky Lab et le Kremlin

Ce sont les paroles de la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen, après une enquête mené par les agents du FBI sur le territoire américain. Il n’en fallut pas plus pour que le Sénat envisage clairement de bannir les produits de l’entreprise de certaines de ses listes.

La principale frayeur des autorités américaines reste la possibilité d’une forte influence du gouvernement russe sur la firme Kaspersky Lab. Une attaque informatique semble, de nos jours, si vite arrivée… Qui plus est, après la fameuse affaire du piratage et des courriels envoyés pendant l’élection présidentielle américaine, la Russie semble un coupable tout désigné. Une paranoïa justifiée ? Difficile d’en savoir plus pour le moment.

Une tentative de réconciliation dangereuse

Avant tout, il est très important de prendre en compte l’importance de Kaspersky Lab dans le domaine de la protection informatique. Les antivirus de la société sont, en effet, les plus prisés du monde (avec quelques rares chanceux). Dans le domaine professionnel, c’est presque un incontournable… Vous aurez peut-être du mal à le croire, mais il dispose même d’une bonne implantation sur le territoire américain, notamment dans des services des réseaux électrique, voir dans l’armée.

Kaspersky Lab n’était clairement pas prête à laisser passer ce lucratif marché. Quelques jours après cette annonce de possible bannissement, Eugène Kaspersky annonce être prêt à ouvrir le corde source de l’ensemble de ses produits aux autorités américaines. Une décision qui, si elle est acceptée, mettrait assurément à mal l’image de l’entreprise moscovite.

Une petite polémique qui prend de l’ampleur sur la toile

Nous avions déjà évoqué l’importance de Google et sa domination sur le marché du numérique et de l’informatique. Cette fois-ci, c’est un autre géant qui en est la source. Kaspersky Lab accuse l’organisation de Microsoft d’un abus de position dominante… Avec Windows Defender, rien que ça. Que ce soit pour certains spécialistes, pour les plus curieux ou les adeptes du complot, il n’en fallait pas plus pour relier le choix du Sénat et cette accusation. Qu’en est-il vraiment ? Encore une fois, la réponse viendra probablement avec le temps.

L’administration Trump rend un verdict sans appel

Le 12 Juillet 2017, les produits de Kaspersky Lab ne font, officiellement, plus partie des différentes listes de vendeurs agrées pour les agences gouvernementales américaines. C’est une part de marché conséquente qui s’envole pour la firme russe. Rappelons juste que les agences pourront toujours, indépendamment, se fournir avec des solutions Kaspersky. Elles ne disposeront simplement plus d’une assistance du service administratif américain. Pour faire simple, il faudra mettre la main à la poche directement ! Afin de conclure, voici la réponse de la société moscovite suite à cette annonce de l’administration Trump :

« Selon toute vraisemblance, Kaspersky Lab s’est retrouvée embarquée dans une querelle géopolitique où chaque camp s’emploie à utiliser notre entreprise comme un pion dans son jeu.
Kaspersky Lab n’a de lien avec aucun gouvernement et l’entreprise n’a jamais aidé, et n’aidera jamais, aucun gouvernement dans le monde à mener des activités de cyberespionnage. »